Le fameux pervers narcissique a encore de beaux jours devant lui (ou elle). Emprisonné(e) dans ses filets, vous devrez faire preuve d’abnégation pour en sortir.

Annoncer à son partenaire pervers narcissique (PN), votre intention de vous séparer de lui, relève d’un parcours du combattant.

Tout d’abord parce qu’il déteste la frustration et que l’image de la rupture ne véhicule pas, pour lui, une bonne image sociale. Tant que l’idée ne vient pas de lui, la séparation est tout simplement inenvisageable.

Ainsi, il fera tout pour vous dissuader. Il ou elle usera toutes les stratégies pour vous empêcher de vous éloigner : se victimiser, vous reconquérir, vous motiver avec de belles promesses qu’il ne tiendra pas (sauf une ou deux pour faire illusion). Le PN peut aussi donner l’impression de changer pour vous garder sous sa coupe.

Il ou elle oscillera avec le harcèlement, le chantage, voir les menaces. Tout un programme…

Ses techniques seront parfois tellement dissuasives et violentes que vous reviendrez sur votre décision. Et le doute s’installera dans votre cerveau. Vous repenserez même aux magnifiques moments passés en sa compagnie.

N’oubliez pas que le partenaire manipulateur ne sait pas lui-même qu’il est défaillant, qu’il fonctionne différemment de sa proie, qu’il est incapable de s’intéresser aux besoins de celle ou celui qui l’accompagne. Attendre des explications autour d’une rupture est inutile car votre conjoint n’a pas le même langage amoureux.  Votre relation s’est construite sur une grande méprise.

Il importe de retrouver l’estime de soi pour aller de l’avant et construire un nouveau chemin. Vous atteindrez votre objectif uniquement si vous développez de nouvelles compétences psychologiques indispensable face à ce type de personnalité.

C’est notamment à ce stade qu’il peut être nécessaire de se faire aider par un professionnel afin de ne pas sombrer dans une dépression réactionnelle.

Gwen Saulnier, coach en conseil conjugal

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